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Rions un peu aux dépens des artistes du 7ème art


Pourtant, descendre une œuvre avec toute la hargne et la haine qu’ont peut y mettre est un plaisir tout à fait jouissif. L’excitation que procure le fait de dire du mal d’un film tout à fait gratuitement n’a d’égal que la vision du pauvre réalisateur voyant s’effondrer sa création au box office dés le second jour. L’échec – comme  la réussite – d’une œuvre cinématographique dépend pour moitié du talent de sa réalisation, du jeu d’acteur et de la postproduction, et du bon vouloir de quelques lignes assassines ou bénéfiques dans la presse. Comprenez bien le pouvoir de cet homme qui décide subjectivement derrière un clavier Logitech®, Microsoft® ou Apple® de ce qui vaut d’être vu et de ce qui doit absolument être évité.

Moi aussi, j’adore critiquer. Je critique tout : les films, les livres, les BD, ta manière de te fringuer, ma cuisine, ta tête, les critiques. Et j’adore lire les critiques. Surtout lorsqu’elles sont évidentes comme celles des Cahiers du Cinéma ou Télérama, ou mieux, constructives comme celles des internautes d’Allociné. On m’a fait la remarque le week end dernier que j’aurais été un critique sévère si tel avait été mon métier, tout cela parce que j’ai trouvé à redire au film consensuel Le Cercle des Poètes Disparus (Wawann, si tu passes ici, merci de m’aider à alimenter mon blog ;)). Non pas que le film soit mauvais – je l’ai plutôt apprécié – mais il y a un je ne sais quoi d’énervant dans la manière le réalisateur nous tend un mouchoir tout le long du film en nous chuchotant : « Tu pleures, là, non ? Et là, tu pleures ? »

Les crie-tique sont parfois violents


Bref. Je vais m’exercer pour vous à un exercice un peu plus délicat : descendre de la pire manière un film que j’ai particulièrement aimé et encenser une production particulièrement merdique, de préférence appréciée par beaucoup, c’est plus rigolo. (Attention : les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Si vous avez des goûts de merde, c’est votre problème !).

Pour aujourd’hui, le film critiqué sera :


Les films de morts-vivants sont depuis quelques années très à la mode, après avoir être laissés de côté depuis une trentaine d’année. Souvenez-vous : en 1968, quelques étudiants énervés contre le système de papa balançaient des pavés dans les vitrines des boutiques de mode et dans celles des prostituées d’Amsterdam pour libérer la sexualité. C’était l’année des révolutions urbaines, des fumeurs de haschisch, des assassinats de pasteurs et de l’année de sortie du plus connu des midnight movies, Night of the Living Dead de George A. Romero. Ce film, à l’époque très controversé (rendez-vous compte : un noir en rôle principal, avant Eddie Murphy !), racontait comment un groupe restreint d’hommes et femmes tentait de survivre aux assauts répétés et inlassables de morts, revenus de la terre par on ne sait quel moyen.
Déjà, à l’époque, le concept était particulièrement absurde et ridicule (comment expliquer que des morts peuvent ouvrir leur pierre tombale, recouverte par une couche d’au moins 250 kilogrammes de terre), et les critiques ne s’étaient pas trompés. Le film fut un échec à sa sortie. Toutefois, il lança un genre (ou relança) et de nombreuses productions de série B virent le jour, toutes plus lamentables les unes que les autres. Le problème principal de ce genre cinématographique est qu’il se fait au mépris des règles scientifiques et culturelles les plus élémentaires. Les morts, dans la réalité, ne se relèvent pas, et même s’ils le faisaient, leur cerveau éteint ne pourrait en aucun cas faire fonctionner toute la machine organique ! Autre chose : dans ces films, les morts sont cannibales ; pourquoi ressentent-ils de la faim ? Et pourquoi ont-ils besoin de chair humaine ? Tout ceci est ridicule. Et nous parlons de Zombie ? Mais ces gens savent-ils au moins ce qu’est un zombie ? Rien à voir avec des morts-vivants venant se repaitre des entrailles humaines. Rien de plus qu’un mythe vaudou avec des personnes bien vivantes, droguées et en transe. Grotesque.

S’il ne s’agissait de films d’horreur, on les prendrait pour des émissions culinaires.



Shaun of the Dead fait donc partie de ces films laborieux, prétextant satire sociale et reflet de l’humanité, pour nous livrer barbaque puante, intestins ouverts et dévorés à pleines dents, et autres apologies de meurtres barbares au relent de monstruosité malsaine (montrer du cannibalisme n’est ni jouissif, ni intelligent ; c’est simplement ignoble et gratuit). Le film d’Edgard Wright se démarque de ses aînés en se faisant passer pour une comédie. Je ne vais pas vous gâcher le suspense plus longtemps : ce film n’est pas drôle. Les gags sont lourds, répétitifs et très mal servi par un humour très british qu’il est très difficile de supporter en général (ceux qui ont vu les films des Monthy Python me comprendront). Les acteurs en font des tonnes, essayant tant bien que mal de mettre à profit leur non-talent pour extirper le peu de sève comique que ce non-film recèle, sans jamais parvenir à dérider le moindre zygomatique. Le héros, Shaun, est un raté fini, comme son pote de beuverie et colocataire Ed (dont le seul mérite est de (mal) savoir imiter le singe). Le pauvre Shaun vient de se faire plaquer par sa petite amie, et après une nuit de beuverie, et la découverte que la ville est envahie par des morts-vivants, il décide d’aller la chercher, ainsi que sa mère, pour se rendre au seul endroit sûr qu’il connaisse : le pub. On a donc droit à du romantisme à l’essence de pétale de rose, parfaitement ridicule et incongrue dans la situation que les protagonistes traversent.
Car au bout d’un moment, il faudrait que le réalisateur sache dans quelle case ranger son métrage. Est-ce un film d’horreur ? Les scènes gores nous le laissent penser, toutefois, jamais nous n’éprouvons de peur. Serait-ce alors une comédie ? Certains indices nous laissent penser effectivement qu’il s’agit d’une production burlesque, mais puisque je n’ai pas réussi à rire, je n’en suis pas très sûr. Donc, c’est une histoire d’amour ; il y a un amoureux transi, une Juliette, des tensions dans le couple et un jaloux, tous les ingrédients sont là. Il ne manque plus que l’émotion.
En conclusion pour terminer, mélanger les genres n’est pas du tout une bonne idée, ça on le savait déjà (une comédie ne peut pas être un film d’horreur, comme placer de l’amour au milieu des zombies, c’est tout simplement malsain). Mais lorsque les genres approchés par le réalisateur ne sont pas maîtrisés du tout, cela donne cette bouillie infâme que personne ne devrait subir. Je compte d’ailleurs saisir l’UFC Que Choisir pour intenter une action en justice pour malversation artistique !
En tout cas, vous aurez été prévenu, ne venez pas vous plaindre si d’aventure, vous tentez l’aventure.


Critique pertinente sur Allociné de neo-death-darkwolf :

Personnelement je n ai jamais vu un navet pareil pour moi quant on met du zombies c est pour faire peur et non pour faire rire j en ai vu des films de mort vivant mais celui-la n orait jamais du etre diffuser dans un autre pays que dans celui ou il a ete concu se genre de film fait honte a tout les grand du genre (Romero,carpenter…etc).


Un autre jour, d’autres critiques inversées comme l’annuaire, les mots ésotériques de Regan ou la tarte tatin (non, ça c’est renversé).
Garbage Collector

Auteur: Garbage Collector

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