GarbageCollector

Le blog qui lutte contre les fuites de mémoire.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Il n'est pas rare, dans les carrefours, de rencontrer un bouc noir (ou une auberge)

« Puis, quand j’ai ravalé mes rêves avec soin,
Je me tourne, ayant bu trente ou quarante chopes,
Et me recueille, pour lâcher l’âcre besoin »
Arthur Rimbaud, Oraison du Soir


Les philosophes l’ont dit et redit : rien ne sert de courir, il faut partir à point (comme un bon steak). C’est clair, mais à force de ne marcher qu’au ralenti, il se pourrait bien que je mette deux ou trois éternités à atteindre l’horizon. Certains diront que cela permet, à défaut de ne pas arriver premier,  d’apprécier le paysage. Je devrais certes avoir la possibilité de prendre des photos des plaines du découragement, des villages de la désillusion voire, pourquoi pas, du haut manoir de la sainte déprime. Mais à quoi bon, de toute façon, tous les clichés seront flous au développement.
J’ai l’impression de m‘être arrêté, à un moment ou un autre de mon existence, à un carrefour desservie par de nombreuses voies, toutes plus inconnues les unes que les autres (même celle d’où je viens). Ce serait la Croisée des Chemins, comme dans Willow, sans les cages à corbeaux, mais avec une auberge miteuse, comme dans Kaamelott. Et comme pour le Nelwin fermier, du choix de la route à prendre dépendrait ma destinée (« Le destin ! Ha ! Ha ! Ha ! Comme si les mortels pouvaient avoir un destin ! Ha ! Ha ! Ha ! C’est la plus grande supercherie de toutes les créations. ») ; il faudrait donc que je choisisse avec soin. En attendant de faire le bon choix, je bois un coup à la taverne (Yec’hed Mat !).

D’après vous, quelle est la pire des situations : savoir où l’on souhaite aller mais ne pas y parvenir, ou ignorer totalement quelle route prendre ?

Il s’agit donc ce soir, d’une de ses fins de journées où la motivation joue à cache-cache – et gagne. Le souci est que ces soirées sont un peu trop régulières, et s’étendent en général du lever au coucher – ce qui, vous en conviendrez, fait de plutôt longues soirées. Je n’ai plus le goût à l’informatique, ce qui un peu un comble, étant donné que j’ai choisi d’en faire mon métier ; je n’ai actuellement plus vraiment le goût de la canne (qui occupe une grande partie de ma vie et de mes passions), bien que j’ai donné mon accord pour devenir juge/arbitre national (t’as peur de me voir partir, Luc ?) ; et pour finir, l’envie d’écrire est particulièrement fluctuante (surtout quand je me relis…). Et puis, normalement, je blogge pour faire rire (ou sourire, ou hocher la tête d’un air résigné et empreint de pitié), et me voilà en train d’écrire un billet qui ne fera pas rire (ni même sourire, ni même hocher la tête en écoutant amoureusement le dernier album de Mozart, featuring le guitariste des Musclés et la voix de la célèbre cantatrice B. Fontaine).
J’ai sans doute encore des rêves, enfouis quelque part en moi, entre la rate, l’intestin grêle et le testicule gauche ; en fait, je sais que j’en ai (et ils recoupent mes trois passions citées plus haut), mais ils ne se réalisent malheureusement pas d’eux-mêmes (là, sur le coup, j’étais naïf. C’est pourtant comme ça que je voyais les choses : une envie qui se réalise toute seule bien gentiment, pendant que toi et ton cerveau savourent une bière sur le canapé bleu du salon. Motherfucker !). Je sais même pertinemment que certains ne se réaliseront jamais, malgré toute la bonne volonté que je pourrais y mettre ; je parle bien sûr de voler à dos de griffon ou de devenir un sorcier craint et respecté de tous (du genre à réclamer la Butte aux Cerfs ou le Tertre des Âmes sous peine d’effectuer la danse de la pluie de calamités).
En général, dans ces moments de doute et de solitude, alors que mon frigo ne regorge plus d’aucunes bières, que mon rhum a été terminée la veille par mon père (auquel j’ai été contraint de donner un petit coup de main), j’utilise la bonne vieille méthode cathartique de l’écriture. Commencer de nouveaux travaux, terminer ceux en cours (foutue nouvelle sur la musique… pff… merci beaucoup !) ou écrire un billet pour mon excellent blog (ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est… heu… Bend…).


c’est certainement pas moi qui l’ai dit


Seulement, il y a des soirs ou même ça ne fonctionne pas. Comme ce soir. Du coup, vous avez le droit à un billet qui ne sert à rien, pas drôle et mal écrit, écrit en écoutant John Surman. Et je m’en fous (là je suis trop un dingue, je me fais penser à un vrai rebelle comme Reno Raines). Bon, c’est la fin de cette brève en mousse.

En plus, j’ai la crève et je tousse.
Pour vous prouver à quel point, voici un échantillon de ma voix :


Mais ne vous inquiétez pas, braves gentes et gens : demain est un autre jour et après la pluie le beau temps, sans compter que tout vient à point à qui sait attendre. D’ailleurs, vous ne lirez peut-être pas ce billet, car le prochain sera posté demain (ou aujourd’hui en fait), ou au pire lundi (ou au encore pire mardi). D’ici là, Kenavo les bouseux !

Garbage Collector

Auteur: Garbage Collector

Restez au courant de l'actualité et abonnez-vous au Flux RSS de cette catégorie

Commentaires (6)

Ajouter un commentaire Fil des commentaires de ce billet

aucune annexe



À voir également

Yo, poto, mets-toi au taf, vas-y, fais pas ta pute.

« Chaque bourrasque ensablait un peu plus les rues de Plélan, la cité qui magnifiait les étendues...

Lire la suite