GarbageCollector

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Crâne, boublier, bouclier (cas particulier de l'univers rôlistique)

« Oyez la parole de Mentor, Gardien de Loretome, et je vous parlerai d’un temps révolu et de jours sombres au cours desquels l’Empire fut sauvé contre tout espoir. »


Passer un week end avec les frangins (en tout cas les deux tiers), c’est l’occasion de :
  • manger de la raclette

  • boire des Ti’Punch, manger du saucisson, boire du Whisky, manger du camembert

  • goûter le Monbazillac de 2005, 2006, 2008

  • faire d’autres trucs

  • discuter longuement, des étincelles de nostalgie dans les yeux, de Donjons et Dragons, Casus Belli et Simulacres (voir billet précédent) en se promettant de se refaire un bon scénar’ de cette époque bénie avec plein de portes, de monstres et de trésors (Ah ! L’époque ou le nombre de pièces d’or ramassées comptaient dans le calcul des points d’expérience ; si à 50 ans, on ne portait pas d’anneau d’intelligence ou de bracelet de dextérité, cela signifiait qu’on avait raté sa vie).

En parlant de porte-monstre-trésor, nous avons également évoqué ce fameux jeu de plateau qui a longtemps occupé nos après-midis pendant les années 90. Vous citer les noms de Rogar, Ladril, Durgin et Telor fait-il écho à votre mémoire ?

« Hero Quest ! Hero Quest ! Hero Quest ! Putain, vous allez me le donner mon niveau ?! Hero Quest ! Hero Quest !»
À prononcer après ingestion de Chiantos

Si vous ne connaissez pas Hero Quest, allez d’abord vous pendre dans un bain d’acide radioactif, puis regardez attentivement cette magnifique publicité :

Hero Quest était un jeu de plateau édité par MB dont l’histoire était tiré de l’univers du jeu de figurines Warhammer Fantasy Battle et du jeu de rôles Warhammer.

Petit aparté culturel :

Si vous n’avez entendu parler ni de Hero Quest ni de Warhammer (déjà, allez vous jeter d’un hélicoptère au-dessus d’un volcan en éruption en sirotant un verre de mercure liquide), vous apprendrez avec grand plaisir que les deux créateurs de ces jeux ne sont autres que Steve Jackson et Ian Livingstone qui ont crées les livres-jeu les plus célèbres : Sorcellerie ! pour Jackson et Défis Fantastiques pour les deux compères. Si vous n’avez jamais joué aux Livres dont vous êtes le héros, empruntez la De Lorean d’Emmett Brown direction l’année 1912 et prenez un billet pour le Titanic avant de vous menotter à un tuyau à fond de cale, une capsule de cyanure entre les dents, puis empressez-vous de réparer cette erreur monumentale.

Fin de l’aparté.

Hero Quest, c’était un mec (ou une nana) qui jouait le maître de jeu (en la personne de Morcar, sorcier maléfique), et 4 nanas (ou 4 mecs) qui jouaient respectivement Rogar le barbare (fort mais pas fut-fut), Durgin le nain (il peut détecter et enlever les pièges), Ladril l’elfe (sait se battre et lancer des sorts) et Telor le magicien (nul au corps-à-corps). Ces quatre joyeux drilles parcourent alors des donjons, fouillent les pièces pour trouver des trésors (toujours faire la course pour être le premier à entrer dans une pièce), et combattent les sbires de Morcar (orcs, lutins, momies, guerriers du chaos - ça ne rigole pas).

Si le premier livre de quêtes proposent des aventures indépendantes, les extensions proposaient une grande aventure découpées en une quinzaine de partie dans lesquelles il fallait descendre toujours plus profondément dans le donjon (l’antre du Seigneur Sorcier ou encore Karak Varn).

Hero Quest, c’est tout une partie de mon enfance, je devais avoir 7 ou 8 ans quand mon frère s’est fait offrir la boîte de jeu principale. Que de fois nous suivîmes les aventures de nos héros, lançâmes les dés ornés de crânes et et d’écus et délivrâmes Sire Ragnar avant de prendre la poudre d’escampette face aux légions de Morcar. Encore une pierre à l’édifice de ma culture fantasy qui contribua fortement à m’amener vers le jeu de rôles, Tolkien et tout le reste.

Un dernier point, et non des moindres, les figurines en plastiques étaient monochromes (rouges pour les héros, vertes pour les peaux vertes, blanches pour les morts-vivants et grises pour les autres), ce qui permettait de les peindre. Les pauvres figurines en ont vu de toutes les couleurs, croyez-moi !

Le seul défaut de ce jeu est de n’être plus édité. Les versions d’occasion qu’on peut trouver sur le net se chiffre en général assez cher (compter minimum 70€ pour la boîte de jeu complète). Je lance donc un appel : auriez-vous, jeune et fougueux lecteur, un exemplaire à vendre, complet, ou les extensions, complètes, à vendre, à crédit etc. ? Je vous serez fort reconnaissant et plus si affinités. Et j’inviterais tout le monde à venir jouer.

Garbage Collector

Auteur: Garbage Collector

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