GarbageCollector

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2 ou 3 mots à propos de l'année à venir

« Bois à l’Ether, esprit diffus, accepte le feu et deviens fort comme tu le fus jadis et comme tu le seras demain – si tu y parviens. Prends-le au cœur, qu’il te guide, t’anime et te noie. »
Une entité immatérielle avide et affamée.


2010, c’est l’entrée dans une nouvelle décennie, qui d’après de puissants voyants maraboutistes et jusqu’au boutistes durera environ dix ans – à un ou deux ans près, on n’est pas à une vache près, ce n’est pas une science exacte.
10 ans, c’est plutôt long, se disent les papillons, qui n’en verront même pas un dixième ; et moi de penser : pas tant que ça finalement. Il y a dix ans, je parlais CoMme Ça Et çA faiSAit RiRE leS FrèRes, mais ils oublièrent qu’ils étaient passés pas là aussi, les bougres de plaisantins. Il y a dix ans, je me disais que dans dix ans, c’est dans longtemps, mais une fois arrivé à « dans longtemps », on se rend compte que ce n’est pas si « dans longtemps » que ça. D’ailleurs, à l’époque, je ne pensais  jamais finir les études, m’imaginant encore plancher sur les bancs de l’école pour au moins 2 ans après le bac ! 5 ans et demi après le bac, je regarde en arrière avec un sourire de connivence et un regard malicieux, en lançant d’une voix forte à mon jeune moi de dix ans mon cadet : 

« T’as vu, petit, j’y suis arrivé et ça n’a pas pris si longtemps que ça ! Seulement dix ans ! ». Et cet effronté de me répondre : « Oui, c’est bien ce que je dis, encore dix ans avant d’arriver à ton âge. En plus t’es vieux.
— Comment ça, vieux ?! fis-je, atteint dans mon orgueil et ma dignité de jeune diplômé. Mes frères sont vieux ; moi je respire la fraicheur, j’exhale la jouvence ! Je n’ai pas encore 25 ans, que diable ! »

Adonc, pour vous prouver que je suis encore au printemps de mon existence, après cette introduction miteuse, je m’en vais vous proposer mes bonnes révolutions pour l’année.


1. Vous n’êtes pas sans savoir que nous célèbrerons cette année les 221 ans de la Prise de la Bastille, action réalisée, souvenez-vous-en,  par quelques cul-nus cocardés, pensant, dans leur ignorance crasse de pauvres, que mettre à bas du Trône de France le Roi et ses royaux sujets leur aurait permis de mettre bas un avenir radieux et joyeux. Mais ils eurent tort, palsambleu ! Prolétaires de tous pays, descendez dans la rue, prenez le bus, le tram, le métro, le train, l’avion, le bateau, le téléporteur et rendez-vous au Palais de l’Élysée, symbole s’il en est de la dictature de la démocratie ! Jetons aux lions ces hommes et ces femmes élus par le peuple, concept saugrenu et au combien absurde ; depuis quand le peuple est-il de bon conseil ? Imaginez : si le peuple avait raison, Christophe Willem serait un génie de la musique, Nicolas Hulot un prophète et Nicolas Sarkozy à la tête d’un État Européen. Revenons à un système qui a déjà fait ses preuves depuis un millénaire et des tours eiffel ; réinstallons sur un siège en bois d’arbre le premier glandu qui trouvera la fève dans la galette bien faite avec du beurre dedans. Et si jamais ça tombe sur moi, et bien tremblez misérables ! Qui ose me dé-fier ? comme le martelait si justement le sorcier de la montagne de feu.

2. Seconde révolution cette année : pour bien montrer à quel point je suis vaillant, je vais tâcher de parcourir cette année 942 450 000 kilomètres. Il est possible que ça me prenne un peu de temps, environ 365 jours, mais je compte bien y arriver, dussé-je périr dans d’atroces souffrances en sauvant le monde d’une catastrophe extraterrestro-invasive aussi soudaine qu’imprévisible.


En dehors de ces deux points, il subsiste une tradition qui nous imposent de formuler des « bonnes » résolutions que nous nous obligeons à respecter – ce que nous ne faisons pas. Personnellement, je ne prends jamais de telles résolutions, trouvant ça parfaitement incongru au vu de la situation humanitaire mondiale actuelle (quel est le rapport ? Je l’ignore, mais faites comme si vous n’avez rien vu). Mais pour le fun et la bonne tenue de ce blog (un peu plus, et ce billet n’aurait eu aucun sens), je m’en vais formuler quelques actes et comportements auxquels je devrais me tenir sous peine de perdre mon intestin grêle au cours d’une partie de strip poker à laquelle je ne jouerai même pas.

Mettons, après coup, que mes résolutions pour l’année 2009 furent de cet ordre là :
- Obtenir mon master : c’est gaaaaagné !!! comme dit l’artiste.
- Avoir un travail : c’est pas gagné, un peu de patience. « Tout vient à point à qui sait cuire un steak. » comme le dit le célèbre proverbe marmiton.
- Arrêter la compétition de canne : bon bah ça c’est fait. Pas dur non plus.
- Écrire davantage qu’auparavant : Pas dur non plus… mais c’est fait, je crois. En tout cas, j’ai un gue-blo, ça aide du slip.
- Terminer les nouvelles, romans, traité de physique quantique appliqué à la cuisine du post-étudiant célibataire etc. : heu… on parle de moi là, faut pas déconner non plus. J’écris peut-être plus, mais je n’ai pas révolutionné ma vie.
- Développer des trucs de fous pour mon plaisir personnel : Ha ! Ha ! Hum.

Pour la nouvelle année, j’aimerais faire dans l’originalité, mais je crois bien que je vais reprendre plus ou moins les mêmes. On pourrait me vilipender sur mon manque d’ambition, mais je suis peut-être juste un peu réaliste. Dommage. Voici les points importants que je ne suivrais pas par manque de motivation :
- Trouver du travail : disons que c’est un peu la base pour avancer socialement, en voiture et de nouveaux projets extraordinaires, comme par exemple traverser la route 66 de Chicago à Los Angeles en patins à glace.
- Écrire davantage qu’auparavant : si je veux mener à bien les quelques projets que je peux avoir de ce côté là, il serait temps de m’y mettre. Et rapidement, si je veux réussir le point suivant.
- Devenir riche, célèbre et adulé : le point le plus important de la vie de tout quidam. S’extraire de sa condition actuelle misérable pour grimper un échelon sur l’échelle de la gloire et pouvoir à loisir vomir sur ceux qui sont restés en bas, les cons. Pour l’année 2010, histoire de ne pas mettre la barre trop haute et éviter de me provoquer une pression monstre entraînant un stress cancérigène qui me causera la mort par overdose de suicide, je me contenterais d’un petit SMIC, de la célébrité que me procure ce blog et de l’adulation des moustiques pour mon épiderme (ah, il est loin le temps où j’avais des fans de moi : « En canne, tu as le style que je préfère, c’est toi le meilleur ». Véridique.)
- Trouver un autobiographe : en rapport avec le point sus-dactylographié. D’ailleurs, je lance un appel : Quelqu’un dans la salle serait intéressé pour écrire mon autobiographie ? Elle devra impérativement commencer par ces syllabes :

« Il pleuvait ce jour là. L’arbre frissonnait sous la caresse des gouttes qui tombaient indistinctement sur le carreau de la chambre de la clinique dans laquelle il venait de se produire quelque chose : un enfant était né. C’était une fille car elle n’avait pas de couilles, et, m’en rends-je compte à présent que j’écris ces mots de mes doigts fébriles pleins d’admiration pour la page blanche de mon logiciel de traitement de texte, ce n’était pas du tout la bonne chambre car le sujet de l’autobiographie que je rédige est plutôt une fille, mais de sexe masculin, avec des testicules plein les bourses et de la barbe au menton. ».

- Remettre à demain ma dépendance à la procrastination.

- Et pourquoi pas, soyons fous, terminer ma magnifique réalisation animée, juste pour le plaisir de rendre jaloux les Pixar, Ghibli et autres Dreamworks.

D’ailleurs, d’un point de vue cinématographique, il va falloir un jour ou l’autre que je m’oblige à parfaire ma culture, en visionnant tous les classiques que je n’ai point encore vus, et les nouveautés qui me ponctionnent 10€ à l’entrée des salles, c’est très important pour briller en société.

« Avez-vous, très chère, vu le dernier métrage des frères Coen projeté par le cinématographe dans l’une de ces pittoresques salles inclinées que nous offre Léon Gaumont ? Il est admis que je suis grand admirateur de l’œuvre d’Auguste et Louis Lumière, aussi m’a-t-il été épuisant de suivre les détours et tribulations de ces hurluberlus, yankees qui plus est, dont les actions n’ont eu que pour regrettable conséquence de me donner des palpitations, et cela sans que le moindre sourire ne vienne illuminer mon doux visage si imberbe, restant coi comme une oie devant les facéties grossières et déplacées de nos rustres larrons. Mais où diable est passée la poésie lancinante de L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat ou l’habile retranscription de la France qui travaille dans le magnifique documentaire humaniste La Sortie de l’usine Lumière à Lyon ? »
En lustrant ces propos avec de la cire de logorrhée, Garbage parvenait à briller en société.

Ceci dit, j’ai bien entamé l’année en visionnant quelques films non dépourvus d’intérêt, pour les deux tiers :

Je vous conseille donc le très bon film d’animation en pâte à modeler Mary And Max, qui n’est pas une comédie, loin de là, mais qui est beau, et triste, et parfois un peu drôle, mais quand même triste. L’histoire, réelle, paraît-il, d’une jeune fille australienne souvent moquée qui décide de correspondre avec un américain au hasard de l’annuaire. Tombant sur un adulte atteint du syndrome d’Asperger, elle poursuit les échanges pendant des années, se posant l’un l’autre de nombreuses questions enfantines et se racontant leurs malheurs respectifs.

J’ai également été voir au cinéma la dernière grosse production américaine, à savoir Avatar, qui a été une très bonne surprise (je n’en attendais plus grand chose après avoir vu la bande annonce). C’est du très bon spectacle ; je n’avais pas vu cela au cinéma depuis les films de Peter Jackson (Le Retour du Roi et King Kong).

Et enfin, influencé par le forum de Mad Movies, j’ai téléchargé (bouh ! C’est pas bien ! Ne faites pas ça les enfants. Pendez-le ! Etc.) Tempête de boulettes géantes, qui est un film d’animation des studios Sony Pictures Animation. Bon, je ne vous le cache pas, je me suis ennuyé. Quelques gags amusant, sans plus. Tant pis.

Me reste à voir un certain nombre de films que j’ai téléchargé illégalement (j’attends la lettre de HADOPI avec impatience) :
- Mullholand Drive : Ça fait un moment que je voulais le voir, il était temps de la faire.
Esther : Il a intérêt à être bien, je me suis laissé tenté par les critiques positives une fois de plus.
- Black Sheep / Dead Snow : Parce que des moutons tueurs et des zombies nazis dans la neige, ça a l’air marrant.
- I Zombie, Chronicle of Pain : On verra bien, encore un film de zombies, mais vu de l’intérieur dudit mort-vivant.
- Invasion Los Angeles : Ou le plaisir de me faire tous les Carpenter.
- Piranhas : ou le plaisir de me faire tous les Joe Dante.
- The Mist : toujours pas vu, alors que j’ai depuis un moment. J’ai entendu des critiques variées donc je ne sais pas trop à quoi m’attendre.
- Paranormal Activity : Parce que voir une daube de temps en temps me met en joie (allez savoir pourquoi). Et qui sait, peut-être sursauterais-je ?

Bon, j’ai de quoi faire normalement.

Sondage : Avez-vous trouvé une quelconque cohérence à cette note de billet ?
1. Un peu, mon neveu !
2. Non, d’ailleurs je n’ai même pas lu jusqu’au bout, ce qui fait que je ne suis même pas en train de lire cette phrase ; en outre, je suis parti faire caca.
3. Je n’ai pas compris la question, vous pouvez répéter ?

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Auteur: Garbage Collector

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