GarbageCollector

Le blog qui lutte contre les fuites de mémoire.

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Échantillon de cinéma, choix (presque) arbitraire

« Si les enfants veulent tous devenir astronaute c’est pour se barrer de cette Terre où ils devront vivre toute leur vie. »
Pierrick Servais, J’ai vomi dans mes cornflakes


Petite séance de cinéma ce soir, éteignez la lumière, finissez vos pop-corns avant qu’elle ne commence (j’ai horreur de ceux qui bouffent dans la salle obscure) et plongez-vous dans mon billet écrit, réalisé et produit par moi-même, Garbage Collector. Aujourd’hui sur vos écrans, six productions qui sauront, j’en suis certain, vous émouvoir par l’humour qu’ils dégagent, ou la mélancolie ; certains sont absurdes, d’autres cruels, tous sont de grande qualité. 6 courts métrages plus ou moins célèbres, que vous avez peut-être déjà vu mais que vous aimeriez revoir ou que vous ne connaissiez pas mais que votre curiosité vous incitent à visionner. 6 courts glanés sur Internet, au gré de mes longues promenades sur les voies de l’information, visites de sites archéologiques et modernes, musées et bibliothèque d’Alexandrie immatériels.

5, 4, 3, 2, 1, 0, les premières images défilent sur l’écran, comme autant de diapositives de notre enfance, de nos premiers pas de bambin courant après son futur à nos dernières lamentations, s’accrochant jusqu’au bout au passé. Les souvenirs s’emboitent, et à leur sommet, nous embrassons le ciel. Un regard vers la base de la tour nous apprend qu’elle se trouve dans une brume épaisse ; les contours s’estompent et même en plissant les yeux, les détails nous échappent. La tour est bancale, un mouvement de travers et c’est la chute. Combien de temps nous faudrait-il pour atteindre le sol et les premières boîtes ? Une minute, pendant laquelle défilerait devant nos yeux l’ensemble de nos souvenirs empilés ?


Kunio Kato, La maison en petits cubes, Oscar 2009 du meilleur court-métrage d’animation

À 23 ans, repenser à mon enfance, à mes toutes premières années en bas des tours de Malakoff à Nantes me fait surtout prendre conscience à quel point je suis devenu adulte (enfin, pas loin…). Je ne me rappelle pas de mes pensées de l’époque, de mon caractère, de ma personnalité. Les images qui me reviennent en mémoire (et elles sont rares) se superposent à ma façon de pensée d’aujourd’hui, et je me revois alors adulte dans un corps d’enfant. Au commencement, j’étais adulte…



Steven Hore, Push

Dans l’écriture, il y a le style bien sûr, qui définit une des facettes les plus importantes de l’écrivain. Le style permet assurément de différencier deux personnes qui ont des idées, une façon d’aborder les choses similaires. Mais bon, un bon style sans une bonne histoire, c’est comme une amanite tue-mouche : c’est très joli, mais ça laisse un petit arrière-goût insipide dans la bouche. Et pour trouver une bonne histoire, il faut savoir travailler son inspiration. Le plus simple est bien sûr de partir d’une base personnelle, ses déboires, ses peines, ses amours. Dans un billet précédent, je me promenais dans les rues de ma ville ; les rencontres d’une quinzaine de secondes qui peuvent se produire pendant ces déambulations sont les ingrédients de l’inspiration, il ne reste qu’à bien mélanger et rajouter le sel et le poivre.



Joe Nussbaum, George Lucas in love

Le matin est une période fort agréable de la journée, lorsqu’il nous accueille frais et reposé. C’est le moment où l’on perçoit la motivation pour toutes les tâches à accomplir, où rien ne nous paraît insurmontable. Le café, la douche contribuent à emplir l’atmosphère matinale de promesses quant à la journée qui va suivre. Si tout est fait pour que ce sentiment perdure, rien ne pourra altérer la gaité que l’on ressent à ce moment, il ne reste plus qu’un petit coup de pouce du destin pour achever cette journée de façon mémorable.



Yannick Pecherand-Molliex, Le grand jeu

Internet est notre ami. Internet nous permet de rester en contact avec nos amis. Internet nous apporte de nouveaux amis. Le temps passé avec eux est inestimable, sinon en temps, même par écran et clavier interposés. L’amitié pourrait avoir un coût ; coût de la communication, coût du service (qui a parlé de Meetic ?)… Dans un monde marchand où l’on est toujours à la recherche du mieux, du plus cher, du plus, l’amitié se monnaierait-elle également par carte bancaire ? Que proposeraient les catalogues comme amis pour une soirée d’échappatoire à la solitude ? (Tout cela me rappelle un sketch de Pierre Palmade)



Neil Coslett, Killing Time At Home

Dans la vie, il y a des choses qu’on aime, d’autres qu’on aime pas. Comme dans Amélie Poulain, où les personnages sont décrits de cette manière ; une manière comme une autre de cadrer leur personnalité sans trop avoir à en dire. Et il y a un côté Schtroumpf Grognon qui n’est pas pour me déplaire dans le fait de dire « Moi, j’aime pas… ».
Moi j’aime bien Dominique Pinon. Moi j’aime bien Jean-Pierre Jeunet, surtout ses premiers films, lorsqu’il était aidé de son compère Marc Caro.



Jean-Pierre Jeunet, Foutaises
Garbage Collector

Auteur: Garbage Collector

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