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Il pleut

« Certains sentent la pluie à l’avance : d’autres se contentent d’être mouillés »
Henry Miller

Il pleut. Sans discontinuer depuis ce matin, m’empêchant d’aller faire mon footing alors que j’étais à la base super motivé (« Mais à qui veux-tu faire croire ça… »). Le ciel est d’un gris clair uniforme, peu engageant, alors je ne suis pas allé m’engager. Même avec une si bonne propagande :



Merci Yann pour l’image

Bref, il flotte, il mouille, c’est la fête aux cagouilles, aux loches et aux grenouilles. C’est Ranelot et Bufolet qui doivent être heureux alors. J’aurais bien parlé un peu plus de ces deux-là, malheureusement je me rends compte présentement que j’ai du laisser mon livre dans le Finistère… À moins qu’il ne se soit fait aspirer dans un vortex spatio-temporel pour servir de grimoire d’incantations rituelles sataniques dans une dimension où les livres pour enfants d’Arnold Lobel renferment le pouvoir d’une sorcellerie très puissante.
Du coup, je vais vous parler un petit peu, parce que c’est de circonstance, de Une horrible pluie ! de James Stevenson :

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Un grand-père raconte à ses deux petits enfants agacés par les deux jours de pluie incessante qu’ils sont en train de vivre (« À mon avis, c’est juste un pipi d’oiseau ») comment il avait connu, enfant, une vraie pluie. L’eau s’infiltrait partout, toute la famille naviguaient littéralement dans leur maison, ce qui ne les empêchaient pas de se laver les dents.
Je vous conseille ce livre, il est très bien. Je pense que je devais avoir à peu près 3 ou 4 ans quand je l’ai eu, j’en garde un très bon souvenir. Je crois même que je m’identifiais au grand-père enfant et que mon frangin Ronan devenait Eddy, le petit frère. Si je dois vous parler de mes livres d’enfance (époque maternelle) que j’ai ramené sur Nantes (sauf Ranelot et Bufolet, rhaaaaaa), je me vois dans l’obligation d’évoquer ce merveilleux ouvrage :

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Un magnifique livre de Jon Agee très joliment illustré qui met en scène un peintre dont les œuvres sont vivantes. Finalement, cela lui pose quelques problèmes, tant ses tableaux de boa constrictor ou de volcan peuvent devenir particulièrement gênant. Et puis, j’adore la phrase :

« C’était la première fois dans l’histoire qu’un tableau avait fait coin-coin. »

Le côté fantastique de l’histoire m’a toujours énormément plu, et même encore aujourd’hui, il fait sans nul doute parti des ouvrages que je préfère dans ma bibliothèque (si si). Comme quoi, les livres pour petits enfants peuvent être de très bonne qualité (mais je suis certain que vous n’en doutiez pas en une seconde). D’ailleurs, j’ai longtemps eu dans l’idée d’écrire pour les enfants, mais je trouve cela très difficile, bien plus que d’écrire pour des lecteurs de mon âge.

Il suffit que j’écrive deux mots sur la pluie pour qu’elle s’arrête… Soit il s’agit d’une pure coïncidence, ce que je trouverais quand même un peu gros, soit je suis détenteur d’un immense pouvoir incontrôlé, au même titre que les apaches qui par une danse chamanique invoquaient les éléments. Je vais essayer autre chose : peut-être qu’en écrivant un court paragraphe sur la disparition des dinosaures, ceux-ci réapparaîtront et je pourrais les dominer, et ainsi rendre la monnaie de sa pièce à ceux qui m’ont fait subir les pires outrages. (Si jamais vous apercevez des sauriens antédiluviens, faîtes-moi signe. Les crocodiles ne sont pas pris en compte. Si vous apercevez un crocodile dans les rues de votre ville, prévenez les autorités compétentes.)

Les dinosaures, selon une légende scientifique, auraient disparus de la surface de notre planète il y a environ 65 millions d’années, ce qui correspond à la fin du Crétacé. La cause de leur désaffection de leur poste est sujette à controverse, la plus couramment admise est une chute d’une grosse météorite sur notre belle planète. Personnellement, je préfère la thèse qui soutient que les théropodes se sont transformés en poule. Ah ! Tu fais moins la fière, madame la poule ! Quand je pense qu’il y a 65 millions d’années, tu étais la terreur des hôtes de ce bois !

Bon, il ne pleut plus, mais ça ne change pas grand chose, surtout que je gage qu’il mouillera à nouveau avant ce soir. La pluie, ça me rend en général mélancolique. Rien d’étonnant à cela, me direz-vous, c’est le cas pour pas mal de gens. N’empêche qu’on sort d’une période glaciaire qui me paralyse totalement et me déprime pour entrer dans les mois de mousson, que je n’apprécie pas particulièrement davantage. Vous avais-je dis que je n’aimais pas l’hiver ? La pluie, je l’aime bien l’été, en début de soirée ou dans la nuit lorsqu’il a fait très chaud tout l’après-midi et lorsqu’elle est accompagné d’un orage bruyant et d’éclairs très lumineux. Là, c’est juste de la pluie d’hiver, froide, monotone, mouillée. Un temps à écouter de la musique comme du Björk, du Souad Massi, du Cristina Branco, du Within Temptation et d’autres trucs aussi joyeux. Un temps à écrire aussi, mais bon là, c’est pas trop réussi aujourd’hui.

Je n’ai rien fait du tout aujourd’hui. Je ne considère pas les quelques minutes quotidiennes passées sur Blood Wars ou Hordes comme étant une activité, encore moins le glandage sur mon canapé bleu (Alkhazaam : « Bleu ! »). La chose la plus intellectuellement enrichissante que j’ai faite aujourd’hui a été de finir l’intégrale des Technopères de Jodorowsky, Janjetov et Beltran. C’est… moyen, en fait. Très Jodorowskyen, bien entendu, ce qui sous-entend des univers étranges, des expériences chamaniques, des rapports familiaux compliqués, des homéoputes et des techno-amen ; cela sous-entend également parfois un scénario pas très intéressant et des dialogues creux au possible :
« Mon fils… Je suis ta mère, mon instinct me pousse à t’aimer. »
Alors que deux secondes plutôt, cette même personne traitait son fils d’abomination… Niveau histoire et dialogues, on est assez loin de L’Incal, de la Caste des Métabarons ou de Bouncer.

J’avais un certain nombre de choses à faire pourtant, que je n’ai déjà pas effectuées hier… Par exemple, dans la recherche d’emploi, j’ai des comptes à rendre au pôle emploi, faudrait que je remplisse leur putain de tableau Excel qui pue et que j’envoie ce mail. Ça ne me prendrais pas des heures pourtant… J’ai également des choses à accomplir pour d’autres… pfff, z’êtes chiants les autres ! J’espère que vous n’êtes pas trop pressés, ha ha. J’ai des trucs à faire pour moi aussi : j’espère que je ne suis pas trop pressé, ha ha. Ah oui : j’aimerais bien que la CAF me paie ce qu’elle me doit, je croyais que c’était réglé cette affaire.

Cette femme a vraiment une très belle voix :

Cristina Branco, Manto de Açucenas :


Cristina Branco, Toada em Réaléjo :

Tiens, hier j’ai vu, enfin, le film de Emir Kusturica, Chat noir, chat blanc. Ça confirme tout le bien que je pense du réalisateur. Une folie gitane avec une musique excellente en grande partie composée par Kusturica et son groupe, le No Smocking Orchestra. Alors que je voulais le voir depuis longtemps, c’est finalement cette vidéo qui m’a décidé : Unza Unza Time. Enfin, si vous ne l’avez pas encore vu (ce qui m’étonnerait pas mal), sautez dedans à pieds joints.
Pour ce soir, j’hésite encore… Le dernier Harry Potter que je suis sûr de ne pas aimer ? (Déjà, en bouquin, c’est celui que j’ai le moins apprécié) Lost Highway qui m’a été furieusement recommandé la semaine dernière, mais dont je viens juste de lancer le téléchargement (et ce n’est pas rapide…) ? Vampire Hunter D Bloodlust que je traîne sur mon dur depuis un petit moment déjà ? J’ai également 2001 de Kubrick, Black Sheep, AvP 2 pour une soirée nanard, Avida pour une soirée Groland, du Miike, du Carpenter, du Dante, du Stephen King, du Chronemberg… fiou ! le choix est large. Mais toujours la même difficulté à me décider.

Ceci m’a fait rire :
Facebook

Le saviez-vous ?

Il existe encore des gens, nés en début des années 90, qui ne connaissent pas Star Wars ! J’ai été effaré de constater que dans ma famille, MA famille, merde ! au moins une personne ignorait que le premier star wars était numéroté épisode 4 ! Cette cousine, puisqu’il s’agit d’elle, ignorait que Vador avait un fils ! (Étonnant d’ailleurs parce qu’elle les a vu dans l’ordre quand ils sont passés à la télé dernièrement – et donc on le sait à la fin de l’épisode 3). Je l’ai donc spoilé sur ce point-là, je ne pensais pas que c’était possible !
Tiens, en parlant de trucs supers, j’ai également lu le dernier Manu Larcenet, Blast. Une claque. Visuelle, narrative. Bon, ok, j’ai toujours apprécié Larcenet, depuis les bd qu’il faisait avec son frère, en passant par Donjon et bien sûr le Combat ordinaire. Blast, projet très ambitieux nous raconte une partie de la vie d’un homme obèse atteint par le Blast, qui à ses dires, l’a complètement transformé. Les quelques 200 planches de l’ouvrage se lisent d’une seule traite et la fin nous laisse affamé, tant nous souhaiterions en lire davantage, et pas attendre encore 3 ans pour avoir le plaisir de dévorer le second tome. Ça faisait un moment qu’une BD ne m’avait pas donné cette impression là, même la deuxième partie des Passagers du vent m’a moins ému.

Sur Vie de Merde, on trouve parfois des situations cocasses (il n’y a sans doute que moi que ça fait marrer mais bon) :

Aujourd’hui, une semaine après la coloscopie, rendez-vous chez mon proctologue, qui m’accueille de sa voix de sucre par un : “Bonjour, ravi de mettre un visage sur cet anus.”

Je me rends compte que je suis toujours trop lent pour écrire un billet… Lorsque j’ai écrit les deux premiers mots, je ne savais pas encore ce que j’allais bien pouvoir raconter, et finalement, il s’en est suivi d’un bavardage inutile et inintéressant sur des sujets divers en attendant l’été (ha ha) qui m’a pris 4 albums et demi de musique. Comme quoi, c’est mieux d’écrire quand on a quelque chose à dire. Et tout ça pour éviter de travailler vraiment. Et puis, après relecture du billet, je le trouve vraiment nul. Allez, l’inutilité se paie : si vous êtes arrivé jusqu’ici, je me rattrape en vous laissant en bonne compagnie :


Souad Massi, Raoui

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Auteur: Garbage Collector

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