GarbageCollector

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Restons discret et suivons le karma de Shakka

« Les gamins se sont toujours préoccupés du respect de leur vie privée, c’est juste que ce qu’ils entendent par “vie privée” est très différent de ce que cela représente pour les adultes »
Marc Zuckerberg, fondateur et PDG de Facebook

Ce matin, à 4h00, alors que je me réveillai d’une nuit de sommeil bien remplie, je me suis mis à réfléchir autour de l’anonymat sur Internet. (Bon, en fait pas du tout, c’était juste pour trouver une phrase introductive au billet. À quatre heures ce matin, je me suis réveillé en me demandant pourquoi diable ma nuit n’avait duré que quatre heures. Je peux vous assurer que pendant les trois suivantes, jusqu’à ce que je me lève, j’ai réfléchi à tout autre chose que la discrétion sur le net.)
Bref. Il fut un temps pas si lointain où je me faisais particulièrement discret sur Internet ; bien malin celui qui pouvait me trouver ! Les seules informations me concernant étaient en rapport avec la canne de combat, à l’époque. Bon, j’avoue, mon prénom étant bien souvent mal orthographié (s’ils savaient qu’en écorchant une lettre de mon prénom, ils saignaient mon âme… Ou juste mes yeux.), il n’était pas évident de trouver des informations me concernant, à moins d’être curieux et de tester toutes les orthographes proches.
Je n’avais même pas de blogs, adolescent-jeune adulte de BTS, au moment où une partie non négligeable de mon entourage y allait de sa petite page skyblog où elle mettait les photos de ses potes et de ses délires de oufs (enfin… : « tofs de mé pooootes, tro des oufs, tro bon lé délires. Cé des vré, mes couyasses ! »).

Et puis… et puis, est arrivé Facebook. Tout le monde s’est jeté dessus, sans faire une seconde attention aux conditions d’utilisation nébuleuses du réseau social numéro 1 et surtout, les gens ne protégèrent pas leur profil. Conséquence : l’internaute lambda pouvait voir les photos de vacances de Toto, savoir qu’il était en couple, que son numéro de téléphone était le 01 43 87 73 07 et qu’il était fan de « courir dans un bus avec un sac-à-dos et crier “Allahu akbar !” » (il y a vraiment des groupes comme ça, j’y reviendrai dans un prochain billet peut-être). Bon Facebook, à la base, c’est juste un réseau social qui emprunte beaucoup à d’autres existants mais qui a, je suppose car n’ayant pas testé les autres, trouvé ses utilisateurs grâce à une interface agréable et claire, son lot d’applications externes, et, un peu plus tard, l’intégration d’un module de messagerie instantanée. Pour ma part, j’ai attendu un bon moment avant de m’inscrire, n’en voyant pas l’utilité. Mais voyant arriver mes six derniers mois estudiantins à grandes enjambées, nous nous dimes avec mes compagnons de promotion qu’il pourrait être fort sympathique de rester en contact via cet outil, afin de partager moult échanges agrémentés de photographies et de tout le tintouin. Me voici donc propulsé facebooker avec mon nom et tout. Comme je ne suis pas trop manche avec les dangers d’Internet (encore que… enfin, j’y reviendrai) et les risques liés à l’étalage de la vie privée sur le réseau, j’ai prit bien soin de configurer mon profil afin de m’assurer que certaines informations restent privées.

Parce que tout simplement, je ne voulais pas qu’on puisse trouver ça sur moi : Le Tigre et Marc L***

Bon, la réalité c’est qu’en fait nous n’avons pas du tout utilisé Facebook pour communiquer mais plutôt la bonne vieille méthode du mailing et du MSN-Jabber ; c’est vrai ça : pourquoi changer une méthode qui avait déjà fait ses preuves ? La conséquence de tout cela, c’est qu’aucun de mes amis brestois n’a vraiment utilisé l’outil (sauf au début bien sûr, à tester toutes les merdes), et certains ont même désactivés leur compte (pas supprimé, non, non, Marc Zuckerberg te l’interdit). À côté de ça, j’ai joué le jeu, contacté mes anciens camarades de classe du collège au BTS, toute ma famille m’a ajouté comme ami et je suis super fier d’afficher mes 71 amis (mon « score » au 29 mars 2010 – j’ai vraiment l’impression que certains en font une compétition : « Oh, moi j’ai tout un tas d’amis, 384 depuis hier, c’est trop bien. Et toi ? Seulement 22 ? Tu ne te sens pas seul ? T’as pas d’amis ou quoi ? »). L’utilité d’avoir 71 amis ? Pas évident à trouver… C’est marrant au début, voir ce qu’ils sont devenus, tout ça. Pour le reste… on s’en fout en fait. On ne les contacte jamais alors bon… En dehors de quelque uns de mes cousins et de mes potes de Brest, j’ai du parler avec seulement deux ou trois personnes au max. Bref. Ne voyant pas plus de raisons de laisser mon profil ainsi visible sur le net alors que je ne m’en servais pas, j’ai décidé, non pas de désactiver mon compte mais de l’anonymer. Rendu tous les éléments privés et changé mon nom en donnant un pseudo à la mords-moi-le-nœud. Hop ! Google ne renvoie plus mon compte facebook en résultat à une requête sur mon nom. (Enfin, ça ne s’est pas fait aussi vite, le cache de Google est assez long à se réinitialiser.)

Entre temps, je me suis rendu compte que mon anonymat sur le net, je m’en tapais un peu, tant que j’en avais le contrôle.
Je m’explique : alors qu’avant je ne souhaitais pas être présent sur le net (en tout cas avec mon nom et mon prénom – je ne parle même pas de mes coordonnées), je me suis mis à placer mon patronyme dans plusieurs lieux. Ça reste discret bien sûr, mais c’était pas évident pour moi au début. Aujourd’hui, on faisant une recherche sur Google sur mon prénom et mon nom, vous récupérerez des résultats sur la canne, sur Viadeo, et sur des mailing list ou des forums d’outils libres. Et aussi un truc que j’aimerais bien supprimer, mais devinez-quoi : j’ai perdu mon mot de passe et je ne sais pas non plus mon login. Donc, avec une recherche sur mon nom et prénom, des curieux peuvent trouver trois textes écrits de ma main et de mon clavier, ce qui m’embête un peu, vu leur qualité plus que médiocres… (des bons textes, encore, ça irait, mais là…) (Pour info, c’était des textes que j’avais mis à disposition dans un ancien blog que j’ai arrêté tout de suite car sa forme ne me plaisait pas. Le blog n’existe plus mais la plateforme sur laquelle ces textes ont été postés, elle, si.)
Donc, je donne bien plus facilement mon prénom sur les forums ou autres, et comme il m’arrive de communiquer par mail (si, si), rapidement les gens connaissent mon identité. C’est fou, ça. Même sur ce blog, je suis sûr qu’il est facile de trouver mon identité (déjà que j’y mets ma gueule, impensable il y a un an !). (En fait je pensais que whois renseignerait mon nom, mais après vérification, non, juste le nom de l’hébergeur, ovh.)

Bon, pour autant, je garde quand même une certaine discrétion en ayant recours au pseudonyme. Je crois qu’au début de mon aventure Internet, j’ai du m’appeler Anduril (en référence à mon premier personnage de Baldur’s Gate 2, en référence à vous savez quoi j’espère, sinon j’irais vous frapper à l’aide de ça, et surtout Akiram. Puis, ce fut Elanam Alarune, en référence à mon premier personnage de Neverwinter Nights (tapez elanam alarune dans Google, vous allez voir). C’est visiblement toujours mon nom sur ebay et allociné.

Aparté :
Je regarde la Bibliothèque de Neverwinter, qui était un temps le site amateur français « de référence » sur le jeu, surtout dans l’aide apportée au scripteurs de l’éditeur de modules (si je ne parle pas français, renseignez-vous sur le jeu vidéo Neverwinter Nights. Bon, un indice : le jeu, au-delà d’une campagne particulièrement ennuyeuse, proposait un éditeur de niveau assez complet qui demandait quand même d’apprendre le langage de script (basé sur un moteur C++) de l’éditeur).
J’ai commencé à m’y intéresser avant de rentrer en BTS et donc avant d’apprendre à programmer. Ce qui est intéressant, c’est que j’avais compris assez vite le principe et que j’avais dés le début à chercher à coder des situations complexes (je me souviens encore de la scène en question) : Problème de cinématique
N’empêche que c’est grâce aussi à ça que j’ai été bon tout de suite en programmation au BTS (j’étais le meilleur de la promo :P).
Fin de l’aparté.

Aujourd’hui, en dehors de Garbage Collector (que je n’utilise qu’ici et pour commenter quelques blogs par-ci par-là), mon pseudo sur la toile (j’aime bien dire « sur la toile », j’ai l’impression à chaque site visité de devoir esquiver les attaques de Shelob) est Graldon. Ça en jette je trouve, même si ça peut faire un peu prétentieux (nom de roi, fondateur de Quimper). Donc… Gradlon. C’est mon nom sur le web, il me fallait un nom qui commence par G, qui sonne bien, qui peut-être raccourci (comme Marie-Antoinette, j’ai l’habitude d’être raccourci, avec mon prénom à trois syllabes). Sa première utilisation, ça devait être sur le jeu Hordes, depuis il est utilisé partout (parfois modifié car je ne suis visiblement pas le seul que ce pseudo intéresse. D’ailleurs je suis dégoûté de la vie, sur le Heroes Kingdom, je n’ai pas pu m’enregistrer sous ce pseudo. Mais j’ai quand même pu nommer ainsi mon premier héros.).

L’important n’est pas tant d’être anonyme sur le net, c’est surtout de contrôler parfaitement les informations nous concernant. Éviter les surprises, qui en sont rarement de bonnes. Après… je préfère quand même éviter que mon nom et prénom figure sur ce blog pour une raison très pragmatique : je n’ai pas vraiment envie qu’un éventuel futur employeur vienne fourrer son nez là-dedans. Pas fou, non plus.

Si il y a quelqu’un qui fait bien de rester anonyme, c’est bien celle (ou celui – je ne sais pas pourquoi je vois plus une femme écrire ça, mais je peux tout à fait me tromper) qui écrit les horoscopes de DirectNantes, l’un des journaux gratuits distribués aux arrêts de Tram de la ville (la classe, cette transition entre deux sujets totalement différents !).
Aujourd’hui, c’était mon jour. Jugez plutôt :

« Vierge, c’est votre jour !
Amour : Votre âme sœur est sur le point de croiser votre route, alors ouvrez l’œil.
Carrière : Vous gagnez pleinement la confiance de votre supérieur. Montrez-lui que vous êtes à la hauteur. »

Passons sur la carrière, je n’ai pas eu l’impression d’avoir plus qu’un autre jour la confiance de mon supérieur. D’ailleurs, pour tout vous dire, je pensais que c’était moi le supérieur. Et j’ai été à la hauteur, un mètre quatre-vingts.
Donc, je dois croiser mon âme sœur aujourd’hui. Alors que j’écris ces lignes, il me reste grosso modo quatre heures pour la croiser (plus que deux heures et demi, alors que je me relis). Et comme je ne compte pas sortir avant demain, mon âme sœur ne peut que me croiser sur le net. Il reste donc quatre possibilités :
Hordes, j’ai encore deux-trois trucs à faire ce soir, mais on n’est plus que cinq en vie, alors ça limite les chances (mais je campe avec deux filles… Mmh… ça fait dix jours que je les croise tous les jours, ça doit pas être celles-là)
Blood Wars : une vampire admiratrice secrète ?
Par mail : on sait jamais, quelqu’un que je ne connais pas et qui me contacte directement par mail. Quoique je me demanderais quand même où aurait-elle récupérée mon adresse.
Par ce blog.

Toi, âme sœur de moi, qui passe par ce blog, laisse donc un commentaire en bas de ce billet, n’aie pas peur, fais-toi connaître. Je sais que tu peux être impressionnée, je te comprends, moi-même je ne sais pas quoi dire en ma présence. Tu verras, je ne suis pas méchant, je sais cuire les pâtes et si je ne te parais pas tout à fait normal, dis-toi que ce n’est pas du tout par prétention ni arrogance, c’est juste pour éviter de ressembler aux médiocres. Je sais que je fais peur le matin au réveil, qu’avant le café, la douche, je ne ressemble pas à grand chose :


Mais qu’une fois réveillé, débarbouillé, habillé, le vilain canard se transforme en cygne majestueux :

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Auteur: Garbage Collector

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