GarbageCollector

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C'est l'heure de travailler

« Hé Ho ! Hé Ho ! On rentre du boulot ! »
Prof, Atchoum, Dormeur, Grincheux, Joyeux, Timide, Simplet, une chanson gaie et entrainante à fredonner de bon matin.


Il y a des soirs où il m’est difficile de me coucher, et des matins où il m’est tout aussi dur de descendre la petite échelle qui relie ma couche au plancher. Cela n’a rien à voir avec la fatigue ou des difficultés physiques à me sortir du sommeil ; c’est juste un manque de motivation face à la journée qui commence. Je vous connais : vous me direz que c’est pareil pour tout le monde ; que l’Homme se fait du mal en se forçant à travailler, qu’il considère cela comme étant contre-nature. Voyez-vous, parfois il m’arrive presque de regretter les longues journées de chômage pendant lesquelles j’avais la possibilité de faire tout ce que je voulais, mais qu’en fin de compte je passais à glander. Et ça ne me rendait pas heureux.
Je préfère bosser. Déjà, il y a le beurre à la fin du mois. Ça me permet de détourner mes pensées, de les faire respirer une autre atmosphère, d’alterner les sujets de préoccupation. C’est pas bon quand ça tourne en rond là-haut, en tout cas, sur constamment les mêmes engrenages. Le travail, c’est une distraction pour les neurones et les conflits internes. Bien sûr, il est régulier que les différents mondes qui turbinent sous le chapeau se télescopent ; et je suppose que selon les tâches professionnelles à accomplir, la fréquence de ces collisions d’humeur diffère. Exemple : tu t’arraches les cheveux au boulot sur un truc depuis douze heures, t’es claqué, t’as envie de rentrer chez toi et les aiguilles de ta montre ne tournent pas plus vite que les chiffres digitaux de l’heure système de ta machine, qui n’avancent pas vite du tout. (Cela fait déjà presque une heure-cerveau qu’il est 15h02 ; à ce rythme, il sera dans trois jours-cerveau plus tard quand l’horloge indiquera 18h30.) Il y a de fortes chances pour qu’à un moment donné, tu décroche totalement de ton sujet courant, pour remonter des sujets latents, en général peu réjouissants. (« Mais je suis nul, j’arrive à rien, je savais que j’aurais du faire prêtre. » etc.) Et cela contribue bien sûr à ralentir l’horloge-cerveau.

Aparté sur la notion de temps-cerveau.

Le temps-cerveau est le temps réel vécu par l’individu. Il s’oppose à l’horloge atomique et toute autre représentation fallacieuse du temps. Les horloges artificielles, voire même naturelles (le jour, l’année par exemple) ne sont qu’une indication servant principalement aux rendez-vous. Elles diffère souvent du temps réel. Le temps-cerveau peut être différent selon les individus ; dans ces cas-là, les temps-cerveau des autres sont à compter parmi les horloges fausses. Seul compte votre horloge-cerveau ; en fait seul compte MON horloge-cerveau. La raison de ce décalage est simple : vous savez toujours combien de temps vient de s’écouler depuis la dernière fois que vous avez regardé l’heure, pourtant, votre montre indique toujours 15h02 (ne me demandez pas pourquoi, il s’agit de la tranche horaire la plus lente). C’est à cause de la grande vitesse de la Terre propulsée dans l’espace, et de la théorie de la relativité d’Albert Einstein, le paradoxe des jumeaux, et toute cette sorte de choses. C’est très compliqué, et à vrai dire, à cette vitesse, peu de monde peut encore comprendre quelque chose. C’est déjà un exploit qu’on arrive à tenir debout sur Terre sans avoir à s’accrocher à une barre !

Fin de l’aparté.

Ce que je fais depuis deux semaines est bien plus complexe que mon travail des trois premiers mois. J’ai changé d’équipe de développement, j’ai même changé de boîte, tout en restant dans les mêmes locaux (un étage plus bas, toutefois). Avant, j’étais dans du dév’ de gestion classique, où ce qui « fait joli » est plus apprécié que le reste. Oui, l’utilisateur final s’en tape que t’as revu le code pour l’améliorer et le rendre plus ouvert au futur, tant que tu lui a rajouté un beau bouton vert à l’écran ! Et les commerciaux de la boîte pensent pareil : tant que les couleurs sont jolies, c’est bon.
« Tu fais quoi là ? demanda innocemment le directeur au programmeur taciturne.
— Je suis en train de coder les DAO des nouveaux BusinessObject, je rajoute les requêtes et je crée les scripts de modification pour la base de prod.
— C’est bien tout ça, mais je t’ai demandé ce matin de mettre ce bouton en vert citron vert. Pourquoi est-il toujours vert pomme ? »

Le pire, c’est que j’exagère à peine… C’est assez rageant parfois quand même. Et encore, moi je dis rien, c’est jamais sur moi que ça retombait, en tant que presta – et débutant. Enfin, bon, je faisais de l’info de gestion, c’est-à-dire ce pour quoi j’ai été pas mal formé (je suis quand même titulaire d’un BTS Informatique de Gestion, c’est vous dire). Mais c’est pas le plus passionnant, ça se ressemble toujours un peu. Il y a les mêmes problématiques, c’est sympa pour apprendre à programmer mais c’est un peu saoulant je pense au bout d’un moment. Du coup, aujourd’hui, je fais tout autre chose, beaucoup plus bas niveau et la tête dans des normes de communication des cartes à puces. Et encore je m’estime heureux, certains de mes collègues développent en assembleur, voire en VHDL alors que je suis toujours sur .NET. C’est de la vraie prise de tête, c’est à moi de gérer mon truc, plus ou moins, ça demande un minimum d’intelligence et d’imagination. Conclusion : je n’ai plus qu’une flaque neuronale dans mon crâne le soir quand je rentre chez moi le soir. Dur dans ces cas-là d’avancer dans d’autres projets perso…
Mais je ne me plains pas parce que l’un dans l’autre, mon boulot est intéressant. J’ai souvent hâte de terminer mes journées, surtout qu’elles sont plutôt longues, mais je me couche souvent moins con, et c’est une bonne satisfaction. Je sais par contre qu’il me faudra du temps pour bien appréhender le métier, mais ça viendra un jour.

Alors le soir, je me repose les neurones. En ce moment, c’est Stargate SG-1 qui occupe cette fonction de flush du buffer de tension. Ça faisait longtemps que je voulais voir l’intégrale, vu que j’ai toujours regardé cette série de manière occasionnelle, distraitement. Et bien le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est très rigolo ! La première saison est un florilège de clichés, de situations vues et revues, de non-surprise, d’incohérence et de raccourci bien pratique… du grand art ! Mais j’aime bien quand même, parce que l’équipe est charismatique, les personnages sympas, et certaines répliques plus qu’amusantes ; et aussi parce que je crois que c’est mieux après. (Je me souviens de quelques très bon épisodes, mais c’est dans trois-quatre saisons.)

Les gens sont fous. Je viens à l’instant de tomber sur ce site, que vous connaissez peut-être, mais dont j’ignorais l’existence jusqu’à il y a à peine 2 minutes (j’suis plus dans l’coup, il y a des trucs sur le net que je découvre après les autres…) :
http://www.lemauvaiscoin.fr/

Demain, je devrais enfin récupérer mon nouveau joujou. Ça faisait longtemps que je n’avais plus de lecteur MP3, et un casque digne de ce nom (‘fin bon… il y a beaucoup mieux hein.) Ça va être bien !


Bon… faut que j’aille me coucher. J’ai déjà la flemme pour demain, même si je ne devrais pas m’ennuyer. J’aimerais ne pas être réveillé par mon voisin du dessus qui allume la télé (j’imagine en tout cas) à 6h30, et qui la met fort. (Il ne baisse pas le volume le soir non plus, mais à la rigueur, ça ne me gêne pas trop.)

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Auteur: Garbage Collector

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