GarbageCollector

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Sometimes some dream, so cinema, sommeil (quel titre de merde)

« Je vois des gens qui sont mort.
— Je suis moi-même décédé, j’ai pas survécu à la balle au début. »
Sixième Sens, le spoiler qui tue.

J’ai toujours beaucoup de mal à me souvenir de mes rêves. Le plus souvent, au petit matin, il ne me reste plus que deux-trois images et quelques sensations  – émotions. Le soir, même ses dernières ont quasiment disparues, ce qui me plonge dans un certain désarrois alors que vient le moment de les raconter. Je sais que l’autre nuit, j’ai été poursuivi par un ours balèze avec une gueule immense, tout ça à cause d’un connard de chasseur qui marchait devant moi et qui s’est cru malin d’aller taquiner cet individu Ursus arctos arctos.
La nuit dernière, c’était un rêve d’un tout autre genre ; ça faisait bien longtemps que je n’avais pas fait de cauchemar. Comme dans la majorité de mes rêves horrifiques, il ne s’y passe pas grand chose : on est plus plongé dans une ambiance oppressante, et les monstres sont le plus souvent invisibles.
Ce dont je me souviens, c’est d’avoir rêvé que je dormais. Pendant mon sommeil, une sorte de force mystérieuse s’est mise à me compresser la tête, comme si j’avais passé la journée la tête en bas, en pire, je sais pas si vous saisissez le concept. J’avais l’impression que ma tête allait exploser, je n’entendais plus rien, et j’étais convaincu que des fantômes m’attaquaient. Je tâchais de me réveiller, sans succès, et finis par parvenir à hurler ; ce qui a eu l’effet désiré, me sortir de ce sommeil (dans mon rêve ; je n’étais pas éveillé dans la réalité). Je me suis levé en pleine nuit, et ai rencontré dans les couloirs (ah oui, changement de décor : mon lit était bien celui actuel, mais la maison a changé, il s’agit à présent de la ferme familiale) ma grand-mère paternelle. D’un air fatigué, elle me dit qu’elle aussi a eu une visite semblable et m’explique que cela arrive de temps en temps. Elle me rassure en me signalant que nous avions subis une de leurs plus fortes attaques. Merci… Nous nous dirigeons tous les deux vers le grenier, je crois qu’elle veut me montrer les fantômes, je ne sais pas très bien… et je ne me souviens de rien de plus. Frusting, no ?

Ce qu’il faut retenir, c’est le fait que ce rêve s’articule en deux parties : La première est la plus étrange, et la seule vraiment à faire peur, tandis que la seconde est plus « classique », si je puis dire.
Ce qui m’étonne dans la partie avec ma grand-mère, c’est le lieu. Pour accéder au grenier, on passe par une sorte de petite entrée et on arrive directement sous la charpente. Cette entrée est bien cachée, dans un sorte de renfoncement, le plus souvent dans le coin d’une chambre. Ce petit couloir paraît délabré, ou pas fini, en construction. Dans la ferme de mes grands-parents, telle entrée n’existe pas ; pourtant, dans mes rêves, je me représente toujours l’entrée d’un grenier ainsi ; pourquoi diable ? J’ignore de le savoir. En fait, ça pourrait presque me faire penser au placard de la petite chambre, celle dans laquelle nous dormions petits. Je ne sais pas. Toujours est-il que pour les histoires de fantômes, la grande majorité de mes rêves se passent dans cette maison ; et ce n’est pas un hasard ! Elle a tellement alimenté nos peurs enfantines, et surtout nos légendes, qu’il est normal de la voir réapparaître dans les songes. Voyez l’ambiance : une vieille demeure centenaire dans une ferme à la campagne, des vaches qui beuglent sans raison en pleine nuit, des chats noirs dehors à la pleine lune, des portes condamnées, un vieil escalier que personne n’utilise, et des inconnus vus ou entendus par des enfants, disparaissant aussi vite qu’ils sont apparus.
La première partie est classique de mes cauchemars : je suis allongé, et subis (parfois je me débats, parfois non) quelque chose (surnaturel ou non : j’ai déjà été exécutée par injection). La plupart du temps, je jurais être éveillé, ou en demi-sommeil, conscient, comme ici. Je suis dans mon lit, et une force invisible m’attaque, ça me réveille forcément, mais l’attaque ne faiblit pas, au contraire. Cette fois-ci, j’ai hurlé de toutes mes forces pour les faire fuir. En vrai, j’ignore si mes voisins m’ont entendu, j’en doute un peu (quoique ça serait marrant ; ça aussi c’est flippant : se faire réveiller en pleine nuit par un lugubre hurlement).
Un jour, je m’étais amusé sur le net à naviguer sur des forums ésotériques, ou traitant du surnaturel. On trouve pas mal d’anecdotes bien sûr, plus ou moins vraies, dont la majorité peut être expliquée de manière rationnelle, et dont certaines demeurent inexplicables, c’est assez amusant. Le plus drôle, c’est de se pencher sur des forums de sorcelleries, que de vrais apprentis sorciers – sorcières alimentent de leur expérience. Donc, en racontant mon rêve sur de tels forums, je suis certain qu’on m’aurait parlé de démon, ou de succube. En général, les secondes allient paralysie et plaisir sexuel, or, la compression de mon crâne n’avait rien d’érotique. J’ai donc sans doute été attaqué par un démon ! Ou alors, c’était juste un rêve. N’empêche que j’aimerais bien me souvenir plus en détail de mes cauchemars, c’est toujours un plaisir de se remémorer un rêve, même si sur le moment j’étais particulièrement effrayé ! Bon, la vérité, c’est que j’aime bien les histoires de fantôme, c’est marrant.

D’ailleurs, c’est dommage que ce ne soit pas plus exploité, avec réussite, au cinéma. La plupart du temps, on nous ressors une énième histoire de poltergeist à deux balles (confer : Paranormal Activity), mais des histoires vraiment intéressantes et flippantes, c’est super rare. J’avais beaucoup apprécié les Autres, ainsi que l’Orphelinat (tiens, deux réalisateurs espagnols…) ainsi que Sixième sens (pas aussi bon, mais agréable quand même). Je citerais bien l’Échine du diable, mais l’histoire de fantôme est assez nase, alors que le reste du film est très bien. Sinon… et bien rien en fait (j’exagère, il y a de bonnes comédies, comme Fantômes contre fantômes). Alors, je me rabats sur les films de vampire. Oui, je sais, vous allez dire, les vampires, bla bla bla. Comme Gaiman. Si, si, il a lui-même dit que la coupe était pleine, les vampires, il y en avait trop, ça commençait à bien faire. D’ailleurs, il a décidé de ne pas écrire son prochain roman sur ce thème-là, tellement il y en a partout ces temps-ci. C’est comme les zombies, qui sont omniprésent. Ouais, ben n’empêche que Morse, de Tomas Alfredson, est très bien. Une histoire d’amour entre deux ado de 12 ans (« à peu près »), froide, avec de la violence et des gargouillis au ventre dedans. (Je vends super bien les films, moi.) Touchant, suédois, et superbement bien joué pour les deux gamins, c’est franchement un super film. Bon, je sais que beaucoup le trouveront lent, ennuyeux (il se passe pas grand chose, il n’y a même pas de guerre ancestrale avec des loups-garous), mais je le conseille quand même. Le film reprend les codes vampiriques, à savoir lumière pas bien, j’dors dans une baignoire parce que j’ai pas de cercueil, faut m’inviter pour que je passe la porte (très belle scène d’ailleurs) (le titre original, c’est Låt den rätte komma in, qui signifie en suédois de France : Laisse-moi entrer. Se pose une nouvelle fois la question de la traduction des titres de films par ici.), j’ai une force colossale même si je paye pas de mine, pis je lappe le sol comme un chien, parce que décidément, le sang, j’aime bien ça ! C’est pas un film d’horreur hein, vous n’allez pas flipper votre race, mais c’est joli tout plein, avec de la neige.
Puisque j’en suis à parler de film, j’en ai vu un autre tip top, dans un tout autre genre, irlando-franco-belge, qui s’intitule de son titre : Brendan et le Secret de Kells. C’est un film d’animation pour enfant (public assez jeune je pense), qui parle d’enluminure et de transmission du savoir, le tout dans l’Irlande des années 900 quelque chose. Si la musique est parfaite (Bruno Coulais), l’animation et le dessin, atypique, est absolument somptueux. J’en veux pour preuve cette image :



Le tout agrémenté d’entrelacs celtique partout partout :




Si je ne suis pas du tout fan du cinéma classique français dans sa globalité (allez… à tout casser, il doit y avoir un ou deux films par an qui retiennent mon attention), je suis parfaitement conquis par le cinéma d’animation de notre pays (souvent aidé de ses voisins). Ainsi, l’Île de Black Mor m’avait enchanté, parce que moins cul-cul que les films pour gamins outre-atlantique (et je dis ça en étant fan de Pixar, hein), de même que les deux longs métrages de Sylvain Chomet, Les Triplettes de Belleville (en un mot : chef d’œuvre !) et l’Illusionniste (poétique, mélancolique, très beau graphiquement). Dans mon top dix du cinéma d’animation, je pense pouvoir trouver au moins 3 films français, c’est pas mal ! (Ok, tous les Miyazaki comptent pour 1).

Sur ce, je vais lire Toxic, la dernière bd de Charles Burns, qui vient de sortir.


(rien à voir avec Toxic)

Garbage Collector

Auteur: Garbage Collector

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