GarbageCollector

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Je ne réponds jamais à l'interphone

« Rien de cassé ?
— Si, mon orgueil. »
Bragon, bien sûr. Rien à voir avec la suite, mais cette réplique et ce personnage… Au secours !!! Je suis amoureux d’une case de BD !!!

Absent. Ouais, voilà, ce mot reflète assez précisément mon petit corps velu et masculin, ma santé  sociale (il n’est pas totalement impossible que j’exagère un peu quand même), ma position dans ce monde. Là, d’un coup, ce mot est venu à mon esprit alors que je ne l’appelais pas, que je n’étais même pas en train de réfléchir à ma vie, mon univers et le reste. Il m’est tombé dessus comme ça, bim !, comme un couplet salutaire du Rat Luciano, et il ne cesse depuis (cinq minutes environ) de tourbillonner dans mon cerveau, altérant l’orientation de mes synapses, embrumant la communication entre mes neurones, jouant au trampoline dans mon estomac. Ou alors devrait-je accuser pour ces symptômes le vin ?
Bah, pour l’un comme l’autre, une ingestion en grande quantité (et essayer d’ingérer une grande quantité d’absence pour voir) provoque malaise, nausées et impression qu’un brouillard persistant persiste (puisqu’il est persistant) devant nos yeux. Tiens, d’ailleurs, je décide arbitrairement que la bonde son de ce billet, alors que je n’écoute pas du tout ça en ce moment, sera « Un nuage sans fin ». Voilà.


Fabe – Un Nuage sans Fin

Non, mais je suis vraiment absent. Comme si je mettais deux fois trop de temps pour rentrer chez moi parce que je me trompe de rues à chaque intersection, sans m’en rendre compte, sans jamais me perdre, mais en prenant quand même l’une des artères principales dans le sens inverse (à ma décharge, j’étais soûl) (à ma décharge ? Pas sûr en fait. Je reformule : à ma décharge, on m’avait fait boire, on m’avait forcé, on m’avait séquestré). Absent parce que je ne vis pas dans ce monde, si, si, à un moment j’ai bifurqué, j’ai pris une route parallèle, quitte à rencontrer mon double dans cet univers (ce n’est pas impossible. Le risque est pourtant immense : rencontrer son double parallèle peut créer une déchirure de l’espace temps et mener, si on ne fait pas attention (par exemple sortir tous les deux avec la même meuf), à la destruction de l’univers parallèle. Aussi dangereux que si j’avais tenté de diviser par zéro.) (Visiblement, c’est un billet à parenthèses.) Absent parce qu’au lieu de profiter de la Braderie, je reste chez moi, sans même m’être lavé (bouh ! Il pue, sale puant. Sale vilain hobbit joufflu (pourquoi je pense à cette réplique moi ?)) ; en buvant un peu de vin, et mangeant une tarte ratée mais quand même bonne (en cuisine, je rate même les trucs les plus faciles. Je crois que j’arrive à peu près les pattes.) et puis c’est à peu près tout. (On me fait quand même signe dans mon oreillette de cortex interne (et pas celui de Cortex et Minus, celui de mon crâne) que ne PAS aller à la Braderie est en fait ce qu’il peut se faire plus censé. En fait, j’y suis allé faire un tour hier (fallait bien décuver) : il faisait chaud, chaud (deux fois vaut mieux qu’une, parce qu’il faisait chaud – même si j’aime bien le chaud) et puis surtout, il y avait du monde. Mais du putain de monde. En majuscule et avec des points d’exclamation : il y avait du PUTAIN de MoNdE !!1! (Oh non, un trémolo dans le mot ! C’est horrible.) Tout ça pour voir Connard essayer de vendre ces produits miracles à la 3 frères (‘savez, le passage « c’est le mimi, c’est le mimi… c’est la me-merde… »)). (Toujours bien penser à fermer toutes ses parenthèses, sinon, le billet ne compilera pas. Ha ! Ha ! Hou ! Hi! Hou ! Ha ! C’te blague de geek !!! Hou ! Je la ressortirais, tiens, à l’occasion, en cocktail mondain. Faut pas croire, je fais des repas mondains. J’ai mangé des moules frites vendredi par exemple, ce n’était pas mondain pour deux écus, mais pour l’occasion, la bière n’était pas chère !)
Donc, je disais, avant de me perdre en considération lispienne (et je vous laisse googler Lisp pour comprendre la subtilité de la phrase), que j’étais absent. Je suis dans le coin, hein, pas bien loin, mais pas là quand même. Au point de faire mon malpoli et de ne pas répondre sur Jabber – MSN, c’est vous dire. Pour vous expliquer ce que j’entends par absent, je vais passer une ligne.

Absent, pas tout à fait par choix, mais pas non plus totalement à cause de mon Karma, ni du Mektoub. Je parlerais de semi-choix, ou de semi-Karma, ou de semi-Mektoub. Un tiers choix, un tiers Karma, un tiers Mektoub, un tiers idiot. Un Mekarmachoi (on supprime le « x » au singulier). L’important, c’est pas la chute, mais l’atterrissage, comme le dit ma chaîne hi-fi à la phrase précédente. Bah ouais, parce qu’au final, je l’ai un peu cherché quand même cet aspect asocial, aambitonnel (j’invente un mot, à vous d’inventer sa signification), découragé. On le sait, tout est question de motivation et de coup de pied dans le f*ndement (cul). Mais bon… c’est comme ça, je suis comme ça, il est comme ça, tout est comme ça, tout est cosmique, je n’y peux rien, et rien de changera jamais. Ah ouais mais non, c’est débile. Au contraire, je veux que ça change un minimum, je ne vis pas pour être con et résigné, en tout cas, j’aimerais ne pas le faire. Je l’ai déjà dit je crois, en accord avec mes contradictions intrinsèques à mon caractère lunatique, je suis un pessimiste optimiste. Je pense que tout ne peut qu’être pire qu’aujourd’hui, mais je crois qu’on va quand même s’en sortir. D’un point de vue personnel : je pense que je mourrais jeune, con et seul, mais ça ne m’empêche pas de croire dur comme fer que la faux cueillera mon cou pointillé tardivement, célèbre mais fidèle à moi-même, entouré de tous mes petits-enfants qui me pleureront sincèrement. (En vrai, je ne souhaite pas d’enfants, ça vous fera un choc mais c’est comme ça. Mais je ne dis pas forcément ni totalement non pour transformer en petite fille ou petit garçon l’un de mes spermatozoïdes. Je l’ai dit, il faut savoir vivre totalement en accord avec ses contradictions.) De toute manière, depuis que j’ai lu Une Chanson de Glace et de Feu, je veux mourir comme Tyrion Lannister. (et vous n’avez qu’à lire le premier tome pour savoir comment il souhaite mourir. À noter que dans la série, la réplique est gardée.)
Je crois que je n’arriverais jamais à une conclusion sur ce billet, j’ai comme l’impression de partir dans tous les sens. Absent, vous disais-je. Absent de ce blog déjà. Ce n’est pas bien je sais, mais bon ce sont les turpitudes de la vie qui font que… C’est comme les Chemins aussi, puis comme Ça aussi, puis comme autre Ça (vous ne saurez jamais ce que c’est, nananère…). Je suis absent parce que par moment trop présent. (Ouh, c’est profond ça, à tel point que ça ne veut absolument rien dire. Je veux dire : j’ai écrit ça en sachant pertinemment que cela n’avait aucun sens.) Absent parce que je ne sais plus écrire, et que si je n’ai jamais eu l’ambition de devenir écrivain (sérieusement ; j’en ai eu le rêve mais jamais l’ambition), la feuille blanche représente pour moi le seul espace dans lequel j’arrive à chercher un sens à ma vie. Je ne parle pas de le trouve,r ce foutu sens, mais au moins, par ce biais, j’arrivais jadis à poser des mots sur tout ce que ma peau tâchais de retenir à l’intérieur. Me couper de cette possibilité de me décrire (par la fiction bien sûr, je ne connais aucune autre forme cathartique), c’est me faire disparaître, me rendre invisible. Et je n’ai pas assez de Pécu pour être présentable en momie. Et comme je n’y arrive plus (enfin, j’estime cet état de fait comme totalement passager, pas de quoi dramatiser en soit. Mais en dramatisant, c’est plus rigolo.), je suis absent.

(n’oubliez pas de lire le billet précédent, écrit par Ronan.)

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Auteur: Garbage Collector

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